Google Cloud Fraud Defense
L’Europe qui pousse le Chat Control, qui parle de bannir les VPN, qui veut imposer l’euro numérique.
Maintenant, nous avons Google qui revient en force avec Cloud Fraud Defense, une tentative de rendre l’accès à certains sites dépendant d’un appareil “homologué” par Google ou par Apple.
En somme, pour naviguer sur certains sites depuis un ordinateur, vous ne devrez plus seulement résoudre un CAPTCHA. Vous devrez aussi scanner un QR code avec votre téléphone.
Et si ce téléphone n’a pas la bonne version de Google Play Services, s’il n’est pas assez récent, ou s’il n’est pas reconnu comme appareil de confiance, alors vous ne serez tout simplement pas homologué pour accéder au site.
Google présente cela comme une lutte contre les IA, les bots et le spam.
Mais concrètement, cela veut dire qu’une partie des utilisateurs peut se retrouver privée d’accès à certains sites dans son usage quotidien.
Ceux qui utilisent un téléphone dégooglisé. Ceux qui utilisent un smartphone sous Linux mobile. Ceux qui n’ont pas de smartphone. Ceux qui ont simplement refusé de jeter un ancien téléphone encore fonctionnel.
Et pour un commerce, cela veut aussi dire une chose très simple : se priver potentiellement de certains clients.
En tant que développeurs, nous avons une responsabilité.
Parce que c’est nous qui connaissons techniquement les rouages. C’est nous qui comprenons comment ces systèmes fonctionnent. C’est nous qui implémentons ces solutions.
Donc c’est aussi à nous d’éduquer nos clients, d’en parler, de proposer d’autres alternatives et d’autres voies.
Est-ce qu’on peut se passer de Google aujourd’hui ?
Pour le business, clairement non. Refuser d’apparaître sur Google, refuser d’avoir une fiche Google Business, c’est souvent se tirer une balle dans le pied, du moins tant que Google Search restera le moteur dominant.
Mais il y a des alternatives à Google Analytics, Google Pay, ou à d’autres briques de dépendance que l’on installe parfois par réflexe.
Pour un utilisateur lambda, oui, on peut déjà beaucoup réduire sa dépendance.
Il existe des alternatives plus privées, open source ou souveraines pour naviguer sur Internet, utiliser une carte, regarder des vidéos, ouvrir une adresse mail.
Google n’a pas seulement le monopole de la recherche.
Google a surtout le monopole du business.
Il est temps de se demander : Quelles briques Google utilisons-nous encore par choix ?
Sources :

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