Concurrence et Monopole dans le marché
- Le monopole, un cas pas si particulier
- Comment ça marche ?
- Comment l’éviter ?
- Mieux comprendre la détermination du prix sur le marché
- Ressources
Précédemment, nous avons parlé de concurrence, sur le marché, comme étant un ingrédient de la détermination des prix.
Maintenant, il existe un cas particulier, où le poids de l’un des acteurs va affecter le calcul du prix : le monopole.
Le monopole, un cas pas si particulier
Jusqu’à présent, nous avons vu les situations à peu près normale de concurrence, entre d’un côté les acheteurs de tiramisus dont je fais partie, et de l’autre les vendeurs de tiramisus, dont la fromagère fait partie. La concurrence est la meilleure situation possible, mais l’équilibre pur et parfait des marchés n’existe pas : il se produit souvent des situations de monopoles.
Comment ça marche ?
À ce jour, la meilleure explication que j’ai trouvé sur le sujet se trouve dans « Capitalism and Freedom » de Milton Friedman. En gros, il faut s’imaginer que notre fromagère soit la seule à pouvoir proposer du tiramisu : il n’y a pas d’autre alternative, pas de concurrents. Un monopole va à la fois réduire la liberté d’échange sur le marché, et créer une situation où un acteur (notre fromagère) dispose d’un pouvoir accru par rapport aux autres. Son influence sur les prix ne sera plus négligeable : elle pourrait fixer le prix du tiramisu à sa guise, influencer le prix des matières premières nécessaires à la fabrication du tiramisus, etc.
Bien sûr, notre fromagère est rarement seule, mais nous pouvons avoir des monopoles partiels, où il n’y aura que peu de vendeurs de tiramisus : on parle d’oligopole. Dans les faits, le résultat est le même que celui du monopole, car ce petit nombre d’acteurs vont tenter de verrouiller le marché à leur bénéfice.
Comment l’éviter ?
L’État pourrait tenter d’intervenir, soit en limitant le pouvoir de l’entreprise en situation de monopole, soit en empêchant les situations dans lesquels un monopole pourrait apparaître. Cependant, il apparaît que les interventions de l’État n’ont pas tellement réussi (comme avec les lois anti-trusts, qui n’ont pas empêché l’émergence de monopoles comme Google, Apple, Microsoft, etc.), ou qu’elles aient même tendance à les favoriser (comme les myriades de restrictions qu’imposent les lois françaises et européennes sur les entreprises françaises, mais dont les grands groupes peuvent se prémunir grâce à des équipes de juristes, que des petites et moyennes entreprises ne peuvent pas s’offrir).
Maintenant, dans un marché libre, une telle situation n’est pas pérenne. Milton Friedman montre que notre fromagère finirait par se spécialiser, et devenir trop rigide pour suivre les évolutions de la demande (le jour où plus personne ne veut de tiramisus, elle aura du mal à s’adapter). Elle se ferait rapidement grignoter ses parts (ou segments) de marché par ses concurrents (rivaux, nouveaux entrants, etc.).
Ainsi, sans intervention extérieure, le monopole finit généralement par se déliter.
Mieux comprendre la détermination du prix sur le marché
Ce nouvel article complète le précédent sur la détermination du prix : celui-ci dépend pour l’essentiel des acteurs du marché, des phénomènes de concurrence et du cas particulier du monopole, mais aussi de la monnaie. Il nous restera néanmoins un dernier point clé que j’aimerais vous partager sur ce sujet : l’entrepreneur.
Et vous verrez que chacun à notre niveau, nous avons notre rôle à jouer.
Ressources
- Capitalism and Freedom – Milton Friedman
- Principes d’Économies Politiques – Carl Menger
- Understanding Michael Porter – Joan Magretta
- institutdeslibertes.org